25 août 2007

Dimanche 19 août 2007. Ancona...

Pescara / Ancona

Quelle étrange ville qu’Ancona, plaque tournante du voyage... Rien ne ressemble, dans le centre de la ville, à une ville côtière mais au bout de la rue un énorme ferry qui part pour la Grèce. Tandis que le train, qui passe le long du port, charge et décharge les flux de touristes... Un week-end de fin d'été… Passent et défilent les vacanciers qui repartent laissant la ville déserte... Quelques marins dans les rues, un mendiant, un homme avec son chien... Que diable, que l'on nous donne des passants à photographier...

Lise.


Ancona.

Les ports ont le pouvoir de transporter loin... Les énormes ferries à quai sont prêts à partir. Accoudée au rebord, je rêve... Le désir d'ailleurs grandit, la ville est vide, comme si tout le monde avait été aspiré par cette envie de découverte. Les voitures sont bien rangées, les enfants doivent être excités. Pourquoi n'étions-nous pas dans cet état d'intense excitation en empruntant le chemin quotidien jusqu'à la boulangerie ? La mer s'ouvre sur tout ce qu'il reste à découvrir, heureusement nous sommes petits et que le monde est vaste... Je rêverai encore longtemps...

Anne.

2 commentaires:

milo a dit…

Mon prochain texte publié dans INFRA MINCE n°3 (sortie novembre 2007) se conclut par cet autre texte de Pasolini ( lu par Orson Welles dans le film LA RICOTTA). J'ai pensé que cela pourrait vous être utile. Affections, Milo.

“ Je suis une force du Passé. À la tradition seule va mon amour. Je viens des ruines, des églises,des retables, des bourgs oubliés sur les Apennins ou les Préalpes, là où vécurent mes frères. J'erre sur la Tuscolane comme un fou, sur la Via Appia comme un chien sans maîtres. Ou je regarde les crépuscules, les matins sur Rome, sur la Ciociaria, sur le monde, comme aux premiers actes de l'Après-Histoire auxquels j'assiste, par privilège d'état civil, du bord extrême d'un âge enseveli. Monstrueux celui qui est né, des entrailles d'une femme morte. Et moi, foetus adulte, je rôde, le plus moderne des modernes, en quête de frères qui ne sont plus. ”

Ces écrits font partie de Poésies mondaines (Mamma Roma, op. cit., p. 160), republié en 1964 dans Poésie en forme de rose (Poesia in forma di rosa, Italie, Garzanti). Poésies mondaines est proposé en italien sur www.apcvl.com

Io sono una forza del Passato. 
Solo nella tradizione è il mio amore. 
Vengo dai ruderi, dalle Chiese, dalle pale d'altare, dai borghi dimenticati sugli Appennini o le Prealpi, 
dove sono vissuti i fratelli. 
Giro per la Tuscolana come un pazzo, per l'Appia come un cane senza padrone. 
O guardo i crepuscoli, le mattine su Roma, sulla Ciociaria, sul mondo, come i primi atti della Dopostoria, cui io sussisto, per privilegio d'anagrafe, dall'orlo estremo di qualche età 
sepolta. Mostruoso è chi è nato dalle viscere di una donna morta. E io, feto adulto, mi aggiro 
più moderno d'ogni moderno a cercare i fratelli che non sono più.

Anonyme a dit…

Snif, snif... retour en Arles!
A l'instant où j'écris, il paraît que tu y es déjà. Courage...